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partie centrale qui "pousse"
Aviez-vous déjà songé à faire partie d'une Fachschaft - ou section d'étudiant-e-s correspondant à une filière d'études? Saviez-vous que tout-e- étudiant-e de l'Université de Fribourg fait automatiquement partie d'une section, affiliée à l'Association générale des étudiants (AGEF)? Puisqu'une cotisation de 20 francs est incluse dans les frais d'inscription semestriels.
Michaela Björk, quel est votre rôle en tant que présidente des Fachschaften de la Fac des lettres?
D'informer les étudiants et de coordonner les informations entre les sections, les départements, les domaines d'études et la Faculté. Je participe aussi au Conseil de Faculté, où se prennent les décisions importantes. Plus particulièrement, je m'occupe de la politique culturelle des étudiants, à savoir le Centre Fries, la radio - Unimix - et la télévision - Unicam - des étudiants.
Darian Heim, quel est votre rôle en tant que président de l'AGEF?
Je préside le Comité de l'AGEF, qui entretient des contacts avec le rectorat, avec les représentants cantonaux de l'instruction publique ainsi qu'avec d'autres associations d'étudiant-e-s suisses. Principalement, j'organise et dirige les séances hebdomadaires du comité de l'AGEF, afin de garantir une coordination et un échange optimaux entre ses membres.
Quel rôle jouent les Fachschaften au sein de l'Université de Fribourg?
Michaela Björk: Avant tout un rôle politique. Une Fachschaft représente les intérêts des étudiants d'une branche auprès de l'Université. Chacune d'entre elles est guidée par un comité formé d'étudiants indépendants des instances académiques.
Darian Heim: Une Fachschaft n'est active que si elle se dote de statuts et d'un comité. Cela fait peu de temps que les sections existent de façon distincte dans les statuts. Chaque section est libre d'écrire ses propres statuts dans les limites fixées par le règlement-cadre de l'AGEF. Les plus petites sections peuvent se regrouper.
Michaela Björk: La section reçoit un budget de l'AGEF pour organiser des activités non seulement politiques mais aussi culturelles, telles que débats, excursions, visites de musées...
Tous les étudiants connaissent-ils l'existence des Fachschaften?
Darian Heim: L'information dépend de l'engagement des sections. Certaines sont très motivées, d'autres participent, passivement. Nous n'avons pas de moyen privilégié de communication pour expliquer notre rôle aux futurs étudiants. Nous aimerions nous rendre beaucoup plus visibles lors des journées d'accueil de l'Université de Fribourg.
Michaela Björk: Nos assemblées générales sont ouvertes aux étudiants et annoncées par voie d'affichage ou par courriel. Quant à la relève, elle est le plus souvent assurée par les étudiants engagés qui trouvent eux-mêmes des remplaçants.
Quelles sont les qualités requises pour s'engager auprès d'une Fachschaft?
Darian Heim: Aucun bagage associatif n'est indispensable. L'étudiant doit quand même manifester un certain intérêt envers la politique universitaire. S'il cherche son propre intérêt, il sera déçu. D'une part, l'engagement est bénévole, d'autre part ceux qui s'engagent aujourd'hui ne profitent pas personnellement de leur travail. Le plus souvent, en effet, ce sont les futurs étudiants qui bénéficieront des retombées des débats qui sont menés aujourd'hui, par exemple sous la forme d'une nouvelle loi universitaire.
Michaela Björk: Personnellement, mon engagement a été motivé par le rôle politique qu'assument les Fachschaften et l'AGEF au sein de l'Université. Parfois, j'aimerais que les étudiants soient davantage et mieux informés des discussions qui se trament autour de la politique universitaire. Participer activement à la vie des sections estudiantines permet de se rapprocher des sources d'information et de donner voix au chapitre.
Exercez-vous une réelle influence sur les décisions de politique universitaire?
Michaela Björk: Oui, par exemple, dans le rôle de médiation que nous exerçons entre les étudiants et les professeurs. Nous avons aussi un certain poids en Conseil de Faculté. Je rappelle que la Faculté des lettres est la mieux dotée en étudiants qui siègent dans cette structure. Avant chaque séance, les représentants des étudiants de chaque section se réunissent en Conseil des lettres, une structure informelle. Car, pour donner plus de poids à nos décisions, nous votons à l'unanimité.
Darian Heim: Par expérience, je sais qu'il n'est pas facile de se faire écouter par les professeurs. Prenons l'exemple des leçons probatoires. Elles donnent souvent lieu à des discussions autour des publications scientifiques du candidat. Les représentants des étudiants ne prétendent pas pouvoir juger de la qualité de ces dernières. En revanche, ils peuvent insister sur les compétences pédagogiques du candidat, qui concernent tous les étudiants. J'ajouterais que notre influence dépend de nos représentants: il faut des personnes qui sachent argumenter, qui connaissent bien les sujets de discussion, les structures et les règlements universitaires. Ce sont des compétences que l'on acquiert dans les Fachschaften.
Propos recueillis par Jean-Christophe Emmenegger